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Cyberpresse - L'École nationale de théâtre a sa murale
Après avoir travaillé pendant deux ans sur ce projet, l'organisme muraliste MU a inauguré ce mardi une nouvelle murale dans le Plateau-Mont-Royal, dans le cadre des célébrations des 50 ans de l'École nationale de théâtre du Canada (ENT).
 


Le Devoir - L'École nationale de théâtre a 50 ans!
Une murale monumentale orne désormais un des murs extérieurs de l'École nationale dethéâtre (ENT). Inaugurée hier, la murale Les conteurs vient couronner le 50e anniversaire de l'institution, célébré tout au cours de la semaine dernière.
 


PatWhite - Inauguration d'une ambitieuse murale pour souligner les 50 ans de l'École nationale de Théâtre
L’organisme MU inaugurait aujourd’hui la murale Les conteurs en présence de M. Richard Deschamps, vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal; de M. Luc Ferrandez, maire de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal; de M. Simon Brault, directeur général de l’École nationale de théâtre (ÉNT), et de l’artiste Richard Morin. Cette murale fabuleuse clôt de manière spectaculaire une semaine de célébrations autour du 50e anniversaire de cette institution.
 


Search for meaning goes deep beneath the skin


Alice dans la lune
Nathalie Guimond
 
Richard Morin nous replonge dans son univers allégorique étrange. Rendez-vous à la Galerie Dominique Bouffard...


Ce que dit Alice
D'abord, il y a les yeux. Les regards comme noyés derrière une surface liquide. Ensuite, il y a les visages, sensibles et muets, souvent posés sur des bêtes louches qui nous regardent comme si on les tirait d'un songe.
 
Alice est un ensemble de 14 tableaux grand format présentant toute une ménagerie fantaisiste, une zoologie déjantée qu'on dirait inventée par un savant fou. Oui, Richard Morin poursuit sa recherche sur la déconstruction et les hybridations corporelles. Si les corps tiennent presque de l'illustration pour se dissoudre doucement vers l'abstraction, les visages sont toujours terriblement humains, plus vrais que vrais, avec leur air de rien en attente de quelque chose. Ce sont souvent, d'ailleurs, des visages appartenant à des êtres chers.
 
Il y a d'abord Giuseppe - le zèbre, cheval déguisé en zèbre sur le dos duquel un visage est très, très tendrement posé. Écoute-t-il son coeur? Et puis il y a Georges - La quantité requise, drôle de girafe à l'air interloqué portant des taches à numéros. Il y a bien sûr Alice, au beau visage lunaire et Vermeerien, de glace dans son habit d'écolière. Autant de mises en scène derrière lesquelles se trouve l'intrigante et insaisissable histoire d'un être composite, autour duquel le réel, malgré la dislocation de ses éléments, reste toujours bien ancré. L'impulsion initiale de la peinture de Morin réside dans cette question de l'identité, à la fois dans ses tourbillons intérieurs et à travers les relations poreuses que la personnalité entretient avec le monde matériel qui l'entoure.


Ce que dit Richard Morin

Sa peinture est un travail d'accumulation de couches et d'effacement successif. Il faut dire que Morin travaille à l'huile. Puisqu'il procède par décomposition et superposition, les couleurs et les motifs apparaissent en couches minces et transparentes, tout en délicatesse, fixées par glaçure. Sa peinture s'est visiblement éclaircie depuis sa dernière collection, et depuis un certain temps, la tentation de décomposer les images se faisant peut-être de plus en plus forte, le peintre expose les abstractions qu'il gardait auparavant dans son atelier.

Toute cette matière identitaire et picturale est fragile, facilement sujette à disparaître, et la fission schizophrénique n'est jamais très loin. On assiste à la naissance de mondes souvent fragmentés, en morceaux, des mondes de l'enfance retrouvés par bribes par un archéologue (Morin) fouillant les couleurs fugaces de la mémoire.

Au fait, le parcours artistique particulier de l'homme mérite qu'on s'y attarde. Morin détient une maîtrise en scénographie muséale ainsi qu'en théâtre, a fait ses Beaux-Arts à Paris et, dès son retour à Montréal, a inventé des marionnettes pour le Théâtre de l'OEil et conçu masques et maquillages pour le Cirque du Soleil. Sans oublier les costumes pour les Grands Ballets canadiens, le tout couronné de plusieurs prix. À ses dires, il semble que le passage des projecteurs vers la peinture se soit fait tout doucement, une chose en amenant une autre. Il peint maintenant à temps plein et son iconographie conserve toujours inévitablement l'empreinte des univers scéniques.

www.galeriedominiquebouffard.com
Jusqu'au 3 décembre
À la Galerie Dominique Bouffard
Voir calendrier Arts visuels

À voir si vous aimez
Les bestiaires fabuleux de l'enfance
La fluidité de la peinture à l'huile et les glacis

GUIMOND, Nathalie . « Alice dans la lune » Voir, Montréal, 23 novembre 2006 .



Bright night La Nuit des rois is a holiday feast for the eyes
La Nuit des rois is a holiday feast for the eyes For Yves Desgagnés, who directs the current production of La Nuit des rois (translation by Normand Chaurette) at Théâtre du Nouveau Monde, the inspiration came from the work of artist Richard Morin.
 
The visual impression, as the curtain rises on Morin's towering set, is stunning. We sense that a world has been created, and it's world in which, as in Shakespeare, marvellous things can happen.
 
BARRATT, Amy. « Bright night, La Nuit des rois is a holiday feast for the eyes » Mirror, Montréal, 19 au 25 décembre 2002.


Tableau de maître
Le filon pictural, notamment, alimente une piste féconde. Ne payant pas de mine au premier abord, la grande surface de Richard Morin qui fait office de décor dévoile moult trappes et portes, telle une boîte à surprises. Une fête pour les yeux et la rate.
 
LABRECQUE, Marie. « Tableau de maître » Voir, Montréal, 19 au 25 décembre 2002.


Un écrin de nacre pour un bijou de verre
Le peintre Richard Morin a orchestré cette orgie picturale qui ne manque pas de faire son effet.
 
Le décor de la pièce La Nuit des rois est un monumental atelier de peintre où circulent, entre les mains des divers personnages, des pièces d'un gigantesque portrait de la comtesse Olivia.
 
POULIOT, Sophie. « Un écrin de nacre pour un bijou de verre » Le Devoir, Montréal, 14 et 15 décembre 2002.


Un Shakespeare festif
« Le concept visuel du spectacle tourne autour de l'univers à la fois abstrait et hyperréaliste de Richard Morin. L'objectif était de faire en sorte que l'on ait l'impression d'être perpétuellement en face de ses tableaux. »
 
Lorsque Yves Desgagnés et le TNM l'ont contacté, au printemps, pour lui offrir de travailler à La Nuit des rois, l'artiste était en pleine production pour son expo solo. L'offre est néanmoins arrivée à point nommé, au moment où le peintre solitaire avait tout d'un coup envie d'une expérience collective.
 
DUMAS, Ève. « Un Shakespeare festif » La Presse, Montréal, 7 décembre 2002.


Yves Desgagnés et Richard Morin Fresque théâtrale
Après Le songe d'une nuit d'été et Les Joyeuses Commères de Windsor, Yves Desgagnés termine son cycle shakespearien avec un projet exceptionnel monter La Nuit des rois en collaboration avec un artiste peintre, comme l'avaient fait les Compagnons de Saint-Laurent avec Alfred Pellan dans les années 40. Pour ce faire,il a choisi Richard Morin, dont l'univers étrange colle parfaitement à celui du grand Will. Assis au milieu de la galerie sous le regard attentif de personnages au visage  hyperréaliste, le peintre et l'homme de théâtre brossent le tableau de cette collaboration hors de l'ordinaire…
 
Puis, le metteur en scène a ouvert l'œil. Séduit par l'affiche du Cheval-Théâtre, il voit chez Michel Tremblay une toile qui l'impressionne, et en découvre une autre qui le laisse pantois dans l'arrière-boutique du galeriste Simon Blais. Coïncidence ? Toutes ces œuvres sont signées Richard Morin. Il joint l'artiste…pour découvrir que ce dernier possède une formation de scénographie ! Après des études à l'École nationale de théâtre, Richard Morin s'est exilé à Paris durant deux ans pour étudier le maquillage de scène et le dessin, avant de revenir au Québec, collaborant à des spectacles jeune public et travaillant comme maquilleur pour le Cirque du Soleil. Il y a 10 ans, l'artiste quittait le milieu théâtral pour se consacrer à sa carrière de peintre.
 
« Ses œuvres, c'est Shakespeare. On y trouve la même mélange d'hyperréalisme et de « pas de bon sens » que dans La Nuit des rois, s'enthousiasme Desgagnés sous le regard amusé de son complice. Mon objectif, c'est que chaque scène ressemble à un tableau de Richard Morin. Qu'elle dégage  la même émotion, la même humanité. » En collaboration avec la costumière Judy Jonker, ils ont conçu un spectacle inspiré de l'esthétisme de Morin, jusque dans la musique (Jean Derome) et les éclairages (Michel Beaulieu).
 
HÉBERT, Catherine. « Yves Desgagnés et Richard Morin, Fresque théâtrale » Voir, Montréal, 5 au 11 décembre 2002.


Richard Morin : Une nuit de roi au TNM
La pièce de Shakespeare La nuit des rois est à l'affiche du Théâtre du Nouveau Monde  dans des décors que signe Richard Morin. La production du TNM coïncide avec une exposition solo de l'artiste à la galerie Simon Blais. Dans l'un et l'autre cas, le spectateur retrouve l'imagerie qui caractérise les peintures de Morin. Cette imagerie repose sur des objets associés à l'enfance (chevaux à roulettes, bouliers, jouets, déguisements, ballons, etc.) et sur des moments réels (promenade sur des échasses, première communion) ou imaginaires (vol sur le dos d'un oiseau, parade dans un cirque).
 
L'atmosphère que suggère l'artiste tient parfois du rêve, parfois de la réminiscence. Il parvient à susciter un tel climat en s'affranchissant des conventions de la représentation classique. Par exemple, ses personnages n'ont jamais de jambes : ils flottent donc toujours. En outre, les objets sont rarement entièrement reproduits : une encolure et une tête de cheval suffisent au spectateur pour reconstituer mentalement tout l'animal. Les effets de glacis et de flou donnent efficacement l'illusion du mouvement et de bascule dans un lieu imaginaire. Mais surtout les visages sont soigneusement peints; si soigneusement qu'on les prendrait volontiers pour des photos collées sur les toiles. Entre fiction et réalité, ce monde de l'enfance et du rêve avec son désordre de jouets, de chiffons, d'animaux vrais et faux, le voici transposé sur la scène du TNM. À la féerie luxuriante et haute en couleur qui accompagne souvent La nuit des rois, Richard Morin a préféré la féerie douce et ouatée d'un monde intérieur qui oscille entre la rêverie et le souvenir d'une vie antérieure. C'est pourquoi, il a matérialisé et fabriqué les objets que, jusqu-là. il s était contenté de peindre. À la galerie Simon Blais, les œuvres récentes de l'artiste diffèrent de ses productions précédentes en ceci qu'elles sont nettement orientées vers les souvenirs d'enfance, en l'occurrence ceux associés à l'image du père de l'artiste décédé en 2001. De plus, deux œuvres s'apparentent à des tableaux-sculptures témoignant par là du souci de mise en scène de ses images par l'artiste.
 
LÉVY, Bernard. « Richard Morin : une nuit de roi au TNM » Vie des Arts, Montréal, Nº 189 Hiver 2002-2003. Pages 25 et 26.


Ces personnages
Ces personnages qui nous regardent en face, j'en suis convaincu, veulent que nous les comprenions. Qu'ils soient suspendus au bout d'un fil, déguisés en souris rouge ou dissimulés derrière le boulier compteur de leur enfance, leur regard nous supplie de les interpréter, de les lier et, ultimement, de leur formuler notre assentiment sinon notre amour. « Comprenez-moi. Acceptez-moi. Aimez-moi. » Le problème et l'intérêt, c'est que les signes derrière lesquels ils se réfugient, les artifices dont il s'entourent ne sont pas évidents et souvent difficiles à décrypter : moi qui vis avec quelques-uns d'entre eux depuis près de trois ans, je dois avouer que leur façon de s'adresser à moi, selon la saison, le jour, la lumière ou l'éclairage, change, et que ce que je ressens, ce que je vois, ce que j'expérimente en leur présence, se transforme suivant mes propres moods, se multiplie, éclate, se fragmente. Et les questions, heureusement, restent sans réponse, le mystère, complet. Mais ces personnages vivent chez moi, font désormais partie de mon entourage, de ma famille et jamais je ne penserais à m'en défaire. Parce que j'ai besoin d'eux. De leurs questionnements, de leur quête d'amour autant que de leur beauté.    
 
Michel Tremblay
31 juillet 2002


La peinture au Québec depuis les années 1960
Dans l'ensemble de la production des jeunes artistes peintres québécois, les œuvres de Richard Morin se distinguent par leur aspect hybride, l'artiste mettant à profit un sens étonnant de l'image.
 
Il ne fait aucun doute que la collaboration de Richard Morin au monde du théâtre et du spectacle a largement contribué à ce qu'il est aujourd'hui comme peintre. Cet artiste a un sens inné de l'espace. Morin aime juxtaposer ses personnages dans des attitudes dynamiques. L'un de ses principaux talents consiste justement à ne pas trop en faire, ce qui favorise une dramatisation de l'espace pictural
 
BERNIER, Robert. La peinture au Québec depuis les années 1960, Montréal, Les Éditions de l'Homme, 2002. Page 63.


Théâtre pictural
Cet artiste nous révèle, avec éclat, sa maîtrise du pinceau. Il sait, par exemple, manier les effets de transparence avec brio. On saura reconnaître le talent de ce peintre. Mais son travail m'est apparu parfois trop léché. Si un tableau comme Sieste sur brins de blé démontre avec force ce dont il est capable, d'autres pièces sont un peu trop « illustratives ». Bien sûr, Morin contrôle à la perfection toutes les techniques picturales. Or, son travail gagnerait à être moins agréable, joli ou esthétisant; quitte à être moins brillant techniquement.
 
Malgré ces réserves, nous attendrons avec grand intérêt le développement de la production de ce jeune artiste. À suivre.
 
MAVRIKAKIS, Nicolas. « Théâtre pictural » Voir, Montréal, 16 au 22 mars 2000. Page 61.


La surprise de l'hiver à la galerie d'art d'Outremont
Son souci de la composition et son approche de la couleur sont des aspects très bien maîtrisés qui homogénéisent des scènes empreintes d'une mystérieuse douceur, et qui plongent le regard dans une troublante nostalgie. Le gestuel côtoie avec génie la représentation, dans une unité spatiale qui fait souvent défaut aux toiles d'une telle dimension.
 
JACOBS, Maxime. « La surprise de l'hiver à la galerie d'art d'Outremont » L'Express d'Outremont, Outremont, février 1997.


Removing his own mask
Morin's portraits emerge dreamily, in soft-focus, from beautifully textured backgrounds. His faces have a luminous quality to them, reminiscent of Vermeer, a painter whom Morin admires and counts among his influences.
 
But while the faces are the initial point of interest, it's the textures that are truly arresting, in muted colors of sunset: ochre, oxblood, azure and chartreuse.
 
Morin explained that his backgrounds are reworked images of frescoes, old walls, rusted metal, fabric motifs, cracked pavement, even his grandmother's old button box.
 
The exhibit, which has garnered rave reviews in the French media, is a kind of vindication for Morin.
 
FIDELMAN, Charlie. « Removing his own mask » The Gazette, Montréal, 13 février 1997.

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