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Une constante se dégage de l’ensemble de mes réalisations artistiques : le sujet de plusieurs de mes œuvres est incontestablement le visage humain. Que ce soit autrefois dans la création et fabrication de masque, ou dans l’univers de la marionnette, et plus précisément en peinture, les visages sont omniprésents. La figure humaine est une constante qui traverse et questionne mes toiles, chacun des espaces que j’explore. La technique que j’ai développée pour peindre ces visages est devenue, au fil des ans, de plus en plus précise, voir photographique, donnant même volontairement à mes tableaux la facture du collage. Confrontation entre un hyperréalisme, et un traitement plus libre de la matière, lié pour moi au domaine du songe et de la mémoire.

Mon travail a toujours conservé une iconographie empreinte des univers scéniques, et plus encore des évocations des mondes imaginaires de l’enfance, mettant en jeu des éléments narratifs et symboliques. Superposition d’histoires populaires, de fragments de contes, et d’influence résurgente du passé.

« … avec dans les yeux de ses protagonistes une quête muette où résonnent d’insondables rumeurs Car le travail de Richard Morin s’articule également autour de la mémoire. »

« … si les corps tiennent presque de l’illustration pour se dissoudre doucement vers l’abstraction, les visages sont toujours terriblement humains, plus vrais que vrais. »

« … mises en scène derrière lesquelles se trouve l’intrigante et insaisissable histoire d’un être composite, autour duquel le réel, malgré la dislocation de ses éléments reste toujours bien ancré. »

Ma peinture est aussi un long travail d’accumulation et d’effacements successifs de surfaces à l’aide du ponçage. Non moins dans le but d’arriver à une surface très lisse, que de retrouver les traces antérieures perdues. Alternance entre une partie de la toile polie et vitrifiée sous de nombreuses couches de glacis, jusqu’à mate et crayeuse offrant l’aspect du plâtre. De l’écrin. Les couleurs et les motifs apparaissent en couches minces et transparentes, superposées. La matière n’est donc pas assurée de permanence, sinon dans les traces picturales qu’elle laisse.

Les visages que je peins sont isolés, les corps même des personnages ne leur appartiennent pas tout à fait en propre. Ils font partie du monde extérieur, ou encore leurs formes leur sont étrangère, parfois greffées. Comme une amorce. Une apparence derrière laquelle se trouve la vérité énigmatique ou incertaine d’un être à l’aspect hybride. L’impulsion initiale de ma peinture, réside dans cette question de l’identité, à la fois dans ses tourbillons intérieurs et à travers les relations poreuses que la personnalité entretient avec le monde réel environnant.

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